Mise à jour Octobre 2026
Qui sommes nous ?

L'association est membre de la fédération départementale FNE Anjou-La Sauvegarde de l'Anjou et aussi du Comité Loire Vivante au niveau du bassin. Son action s'inscrit, au niveau national, en cohérence avec celle du comité Loire Vivante avec une spécialisation particulière pour tout ce qui est en rapport avec la région angevine. Son action consiste, entre autre, à suivre tous les dossiers locaux, à en faire l'analyse, à formuler critiques et propositions. Elle peut être amenée à soutenir tout projet qui lui semble positif, quel qu'en soit l'origine, et aussi à s'opposer à tout projet susceptible de porter préjudice à une Loire vivante . Elle est agréée, au titre de l'environnement, par arrété préfectoral.
Soucieuse d'information et de pédagogie, elle publie une Lettre d'information très largement diffusée. De nombreux articles de cette lettre sont accessibles, en lecture directe, sur ce site ou, sur simple demande, lorsqu'ils sont archivés. Les numéros sont chargeables au format p.d.f.

Pour en savoir plus sur l'association (statuts, conseil d'administration, etc.) c'est ici

Cotes et débits de la Loire à Saumur, aux Ponts-de-Cé, à Montjean-sur-Loire

Notre dernière lettre d’information, datant du mois de février, mettait en avant un hiver singulier, avec une pluviométrie particulièrement importante et des niveaux d’eau exceptionnels, mais qui, finalement, étaient dans les variables des crues de la Loire. Quelques mois plus tard, que dire de cet été 2026 ? Peut-on se poser la même question d’un épisode “historique“ par son ampleur ?

Le qualificatif d’historique peut, effectivement, s’appliquer, par rapport à la chaleur exceptionnelle que nous avons connue. Il s’agit de l’été le plus chaud jamais enregistré en France. Les conséquences de cette chaleur, sur les cours d’eau, sont notables : le déficit pluviométrique, depuis avril, est intense, les nappes phréatiques souffrent et le débit des cours d’eau est très faible sur la majeure partie du département. Le soutien d’étiage des barrages de Naussac et Villerest a joué un rôle important, voire crucial, cet été, et continue en ce début d’automne.

En ce qui concerne l’axe Loire, le passage en niveau “crise “, à savoir un débit inférieur à 100 m3/s, a été franchi, à Montjean-sur-Loire, au mois de juillet, très précocement, avec un niveau minimum au mois d’août de 92m3/s. Si nous remontons dans le passé, il faut néanmoins noter que nous sommes loin des 50m3/s enregistrés en août 1949 à la station de Montjean-sur-Loire. Plus près de nous, 88m3/s étaient enregistrés en août 2022.

C’est la récurrence de ces évènements hors norme qui doit nous alerter. Entre le manque chronique d’eau et un excès brutal et dévastateur, l’eau devient un indicateur tragique du changement climatique et montre l’insuffisance des adaptations actuelles ainsi que la fragilité des efforts réalisés. Le GIEC des Pays de la Loire a publié, en début d’année, un rapport sur l’avenir de la ressource en eau face aux changements climatiques, et le tableau est bien sombre.

Cependant, la raréfaction de l’eau disponible pose la question essentielle de l’augmentation des besoins et du partage des usages, d’autant plus dans une région avec une démographie en hausse et une fréquentation touristique forte. Les efforts doivent d’abord porter sur l’usage de l’eau et sur son partage avant toute chose. Nous devons penser, collectivement, l’eau demain.

 Nous n’allons, pour l’instant, pas dans le bon sens.

Il est possible d'accéder à la totalité du texte de nos lettres d'information, au format pdf , pour les numéros ci-après.


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